La maladie de Lyme

La maladie

La maladie de Lyme, ou « borréliose de Lyme », est une maladie bactérienne qui touche l’être humain et de nombreux animaux. La bactérie responsable de l’infection est une borrélie. La maladie est caractérisée par une grande diversité (génétique, épidémiologique, clinique et diagnostique) car multiviscérale (pouvant affecter divers organes) et multisystémique (pouvant toucher divers systèmes).

Elle évolue sur plusieurs années, en passant, d’un point de vue très théorique, par trois stades. En réalité ceux-ci sont plus ou moins différenciés, parfois entrecoupés de périodes de latence. Ils peuvent se chevaucher pour certains symptômes. Non soignée et sans guérison spontanée au premier stade, après une éventuelle phase dormante, cette maladie peut à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains, de manière aiguë et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients et finalement conduire à des handicaps physiques et mentaux. Des séquelles et rechutes sont possibles.

Elle est classée parmi les « maladies à tique » car transmise par des morsures de tiques. C’est l’une des deux grandes formes de borréliose (maladies infectieuses bactériennes véhiculées et transmises à l’homme par les tiques ou des poux de corps).

Pour des raisons encore mal comprises, elle est en plein développement, notamment en Europe, dans l’est et l’ouest des États-Unis et semble-t-il de façon moindre en Alaska et au Canada. Présente dans 65 pays, elle est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l’Homme dans l’hémisphère nord. En 2010, neuf États du Nord ont déclaré 66 % des cas, les 34 % restants étant déclarés dans le reste du pays où l’augmentation du nombre de cas a été de 10 % en deux ans (2008-2010).

Le mode de contamination

La transmission à l’homme se fait uniquement par piqûre de tique. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d’activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l’automne.

Les signes de la maladie

Après l’inoculation cutanée de la bactérie lors de la piqûre de tique, la maladie de Lyme évolue en trois grandes phases, séparées par des périodes asymptomatiques (absence de signes de la maladie).

La phase primaire est caractérisée par une lésion cutanée : l’érythème chronique migrant (ECM). Cette lésion survient ente 3 et 30 jours après la piqûre de tique. Il s’agit d’une papule rouge centrée par le point de piqûre, s’étendant progressivement de façon centrifuge. La lésion est ovale, la bordure est plus rouge que son centre qui retrouve progressivement un aspect cutané normal. Elle est habituellement non prurigineuse (absence de grattage) et siège préférentiellement aux membres inférieurs.
Des manifestations générales (maux de tête, douleurs articulaires, légère ascension de la température corporelle, fatigue) et des ganglions proches de la lésion cutanée peuvent être associés traduisant la dissémination de la bactérie dans l’organisme.
En l’absence de traitement, l’ECM évolue pendant quelques semaines (extension progressive) et disparaît sans séquelle.

La phase secondaire survient plusieurs semaines ou mois après la disparition de l’ECM mais peut révéler la maladie (l’ECM étant passé inaperçu ou pouvant manquer dans près de la moitié des cas). Cette phase se caractérise par :

Des manifestations cutanées : il s’agit de lésions semblables à celles observées lors de la phase primaire de la maladie

Des manifestations articulaires : douleurs articulaires fréquentes. Les arthrites (inflammation des articulations) sont moins fréquentes et touchent les grosses articulations (genou) .

Des manifestations cardiaques : perte de connaissance, palpitations, douleurs thoraciques et surtout troubles de la conduction auriculo-ventriculaire. Ces manifestations cardiaques évoluent le plus souvent vers la guérison sans séquelle

Des manifestations neurologiques : la radiculite hyper algique (inflammation très douloureuse des racines des nerfs innervant le territoire de la piqûre de tique). Le nerf facial est fréquemment touché. Une méningite peut également s’observer.

Les diagnostics

1) L’examen sérologique

Il faut attendre entre 4 et 6 semaines après la piqûre de tique pour demander une analyse de sang et y rechercher les anticorps de Borrelia Burgdorferi.

Si ce laps de temps n’est pas observé, les résultats de l’analyse seront toujours négatifs car les anticorps n’auront pas eu le temps de se développer.
Conséquence : l’infection va se disséminer dans l’organisme du patient et la maladie de Lyme aura toutes les chances d’atteindre le stade chronique.

Résultats de la sérologie :
A) Les résultats positifs vont confirmer le diagnostic de maladie de Lyme que le médecin soupçonnait chez son patient.
En résumé: sauf rares exceptions, un résultat positif est un vrai positif lorsqu’il est accompagné des symptômes cliniques de Lyme.

B) Les résultats négatifs indiquent qu’il n’a pas été possible de trouver de traces de Borrelia Burgdorferi au moment de l’analyse de sang par le laboratoire. Le résultat négatif n’exclut pas que le patient soit atteint de Maladie de Lyme.
Les laboratoires ne disposent pas de tests plus performants.
En résuméavec des résultats négatifs, le médecin doit se baser sur les symptômes cliniques du patient pour établir son diagnostic. Il n’a pas d’autres moyens pour le faire.

2) La ponction lombaire

Elle est pratiquée sur des malades ayant une sérologie négative mais souffrant de symptômes évoquant la maladie de Lyme.  Cependant, même les résultats négatifs de la ponction lombaire ne sont pas entièrement fiables.

Les traitements

Lors de la première phase de la maladie, le traitement a pour but d’assurer la disparition des premiers symptômes de la maladie et de prévenir la survenue des manifestations tardives en éradiquant le germe des organes pouvant être infectés.

Ainsi, pour chaque phase et selon la sévérité de la maladie, le traitement peut varier et peut nécessiter une hospitalisation. Il consiste à administrer un antibiotique (amoxicilline ou doxycycline ) éventuellement associé à un corticoïde en cas de troubles de la conduction auriculo-ventriculaire.

 La prévention

En l’absence de vaccination, la meilleure prévention consiste à retirer les tiques le plus rapidement possible après piqûre, en évitant de casser le rostre. La résistance des tiques aux insecticides rend difficile leur destruction. Il n’est pas justifié de traiter systématiquement par antibiotique tout sujet qui vient d’être piqué par une tique. En revanche, il faut surveiller l’apparition d’un érythème chronique migrant et signaler la notion de piqûre de tique à son médecin lors de l’apparition d’une lésion cutanée ou d’une fièvre.

JP Batsch Pharmacien

Conseils Aroma Celte
Président1

Bruno Obriot Naturopathe Homéopathe

La Borréliose de Lyme, une approche diagnostique, thérapeutique et préventive pas simple mais au combien importante et dont les professionnels de santé ont longtemps sous-estimée ou non diagnostiquée cette pathologie.

La situation est en pleine mutation et cette maladie infectieuse mieux prise en charge.

L’utilisation des huiles essentielles a même été évoquée lors des 16 ème conférences de consensus en thérapeutique anti-infectieuse à l’institut Pasteur en présence d’éminents professeurs et notamment les citronnelles pour leur côté répulsif (on retrouve ces huiles essentielles dans notre complexe anti-moustique).

Nous savons également que les phénols auront un pouvoir de destruction des spirochètes, bactéries parasites responsables de la Borréliose, même longtemps après une morsure de tique.

Les huiles essentielles les plus riches en phénols sont l’origan, le clou de girofle, la cannelle ou encore la sarriette, Ces huiles essentielles sont à manipuler avec une grande prudence car elles sont hépatotoxiques d’où l’intérêt d’utiliser des complexes sécurisés comme notre confort digestif.

Et surtout n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin aromathérapeute .

2 Commentaires

  1. des mesures de prévention sont vraiment à prendre car ce risque est souvent sous-estimé , notamment par les forestiers, c’est reconnu comme une maladie professionnelle : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=244

  2. Sous l’influence du rechauffement climatique qui augmente la periode d’activite des tiques et de la reforestation qui rapproche des villes les cervides porteurs de centaines de milliers de larves, il se pourrait que la maladie de Lyme connaisse aux Etats Unis un developpement parralelle a celui des tiques et soit donc en progression.

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