Maladie de Lyme : Prudence !!!

 

Un plan d’action national contre la maladie de Lyme, transmise par les morsures de tiques, sera annoncé en septembre prochain pour mieux diagnostiquer et prendre en charge cette maladie.

La maladie de Lyme transmise par les piqûres de tiques peut provoquer des troubles invalidants et douloureux.

Le plan d’action national, annoncé pour septembre prochain, aura pour but de « renforcer la prévention de la maladie, consolider son diagnostic, améliorer la prise en charge des personnes qui en sont atteintes et associer l’ensemble des parties prenantes dans ce combat », précise le ministère dans un communiqué publié à l’issue d’une rencontre avec des patients atteints de cette maladie

On estime qu’environ 27 000 personnes sont touchées chaque année par cette maladie.

Plus Lyme est détecté tôt, plus ses effets sont jugulés. En revanche, si on laisse la maladie évoluer, les pathologies peuvent être particulièrement invalidantes, a souligné Marie-Claude Perrin, présidente de LSF, elle-même atteinte de la maladie.

« Quand on n’a pas la chance d’être correctement diagnostiqué, ce sont des années d’errance médicale, cela peut être aussi un naufrage économique quand on travaille dans le privé et que l’on est contraint d’arrêter son activité professionnelle », a-t-elle expliqué.

Détectée trop tardivement, la maladie de Lyme, pour laquelle il n’existe aucun vaccin, peut avoir des conséquences neurologiques graves pour les malades.

Améliorer l’information sur la maladie

Or, il est important de préciser que dans la plupart des cas de borréliose chronique, la personne n’a aucun souvenir d’une morsure de tique, ni aucun souvenir d’un érythème migrant. L’érythème migrant n’est pas systématique, les symptômes grippaux non plus. De toute façon ils n’alertent pas la personne puisque celle-ci pense avoir la grippe. La morsure de tique ou piqûre d’autres insectes passe souvent inaperçue. L’infection peut aussi avoir d’autres causes (les recherches sont en cours concernant les possibles transmissions in utéro, par don du sang ou d’organe, par voie sexuelle, etc).

« Moins de la moitié des patients atteints de Lyme se rappellent d’une morsure de tique ou développent une éruption érythémateuse  migrante  (« éruptions  concentriques »).  En conséquence, beaucoup de patients continuent à ne pas être traités et  développent  des  symptômes  psychiatriques  et/ou neurologiques. »

Il faut se souvenir que la bactérie peut attaquer n’importe quel organe et tous les systèmes (digestif, nerveux, …), peut migrer dans le corps, peut prendre une forme dormante pendant des mois ou des années et ressurgir ensuite. La personne peut expérimenter les mêmes symptômes qui vont et viennent, ou qui restent de façon chronique, ou bien des symptômes variés qui s’enchaînent, etc…

Quelques exemples de symptômes que l’on peut retrouver

  • fatigue chronique, l’impression d’être toujours épuisé et que tout demande un effort (cette fatigue n’a rien à voir avec la fatigue saine qui suit un effort, c’est une fatigue d’épuisement général qui rend triste et vulnérable, qui mine le moral).
  • multiplicité des problèmes de santé, sur le long terme
  • troubles digestifs et/ou trouble neurologiques et/ou douleurs arthritiques et/ou maux de tête violents et/ou allergies diverses et/ou problèmes de peau (eczéma, urticaire, …) et/ou troubles cardiaques
  • difficulté à se mouvoir (raideurs, douleurs, faiblesse musculaires, difficulté à monter un escalier,…)
  • le côté étrange et incompréhensible des symptômes
  • le sentiment intérieur d’être parasité
  • impression que l’on a perdu le contrôle de son corps, de son esprit, de sa vie
  • impression que tout va mal, et que l’on n’a plus la force de lutter
  • impression d’être « hors de son corps », ou que le corps est « un étranger »
  • impression d’être très âgé(e), de vivre au ralenti
  • impression qu’on ne sait plus vraiment qui on est, que l’on ne peut plus participer réellement aux choses (comme si la vie était vécue par procuration)
  • le côté effrayant des symptômes, l’impression par moment que l’on devient fou, que l’on risque de finir à l’hôpital psychiatrique, que l’on risque de dire des choses qu’on ne contrôle pas.
  • envie de pleurer sans raison, chagrin et lourdeur intérieure, sans raison précise
  • des crises d’angoisse ou crises de panique qui vont et viennent sans raison et provoquent un épuisement général
  • brouillard mental, difficulté à se concentrer, à réfléchir, à mémoriser, à suivre une conversation
  • problèmes de foie chroniques (et nombreux symptômes associés)
  • hyper-sensibilité constante ou variable à la lumière (photophobie), aux odeurs, aux sons, aux goûts, aux appareils électro-magnétiques et aux ondes (wifi, téléphone portable, …)
  • bourdonnements dans les oreilles, ou impression par moment que les sons sont trop forts ou déformés (les voix des personnes par exemple) ou explosent dans la tête, acouphènes
  • douleurs comme des coups de poignard, ou bien comme si les nerfs étaient tordus, vrillés
  • paralysie ou tension de certains muscles du visage (déformant ponctuellement le visage), paralysie des intestins (chercher Lyme bell’s palsy of the gut sur le net pour ceux qui parlent anglais)
  • les symptômes peuvent apparaître et disparaître, soudainement ou progressivement, selon les jours mais aussi au fil des heures dans une même journée.

Pour limiter voir éviter les morsures par les tiques voici quelques règles simples à mettre en place :

Se protéger

Il est primordial d’avoir une tenue couvrante lors des sorties (vêtements clairs, pantalon long, manches longues, chaussures fermées, casquette).

Si possible, rentrez le pantalon dans les chaussettes. Il est également possible d’utiliser un répulsif sur la peau et/ou les vêtements comme l’anti moustique de chez Aroma Celte qui contient des huiles essentielles répulsives.

Avoir de bons réflexes

Pendant la balade, restez le plus possible sur les chemins et évitez les broussailles. Après chaque sortie, vérifiez attentivement qu’aucune tique ne se soit fixée. Attention. Contrôlez-vous nu de la tête aux pieds, idem avec les enfants. Soyez vigilant les tiques peuvent être très petites

Retirer les tiques

Surtout, n’utilisez pas de produits (huile, éther, alcool, flamme…) et éviter de comprimer le corps de la tique. Pour bien la retirer, utilisez un crochet tire-tiques (disponible en pharmacie) en tirant lentement et progressivement la tique au plus près de la peau. Puis désinfectez la plaie.

N’hésitez pas à consulter votre médecin ou pharmacien pour un avis.

Vous pouvez également après une morsure prendre du Digestif, complexe aux huiles essentielles riches en phénols. Ces molécules possèdent des pouvoirs antibactériens très puissants.

 

Bibliographie :

  • Ouest France du 05/07/2016
  • « LA BORRELIOSE CHRONIQUE ET PERSISTANTE » Dr Hopf-Seidel
  • Brochure ILADS – Lyme et Psychiatrie
  • Hajek et al, Am J Psychiatry 2002; 159 : 297-301
  • Liste de  contrôle  des  désordres  cognitifs  courants  dans  la maladie  de  Lyme  (Marian  Rissenberg,  D,  neuropsychologie clinique)

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